vendredi 13 mars 2015

Les Nègres selon Charles Richet


Des colons africains lancent une pétition pour débaptiser l'hôpital Charles Richet de Villiers-le-Bel :
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150309145719/racisme-pol-mique-racisme-france-une-p-tition-pour-d-baptiser-l-h-pital-charles-richet-de-villiers-le-bel.html

Les Nègres par Charles Richet, lauréat du prix Nobel de médecine en 1913 :

Voici à peu près trente mille ans qu'il y a des Noirs en Afrique, et pendant ces trente mille ans ils n'ont pu aboutir à rien qui les élève au-dessus des singes.

Au moins nous, les Blancs, avons-nous quelques monuments, quelques ébauches de science et d'art, des traités de géométrie analytique et de morale, des dictionnaires, des drames, des cathédrales, des symphonies, des Expositions universelles, des laboratoires de physique et des observatoires d'astronomie. Peu de chose après trois cents siècles, mais enfin quelque chose, assez pour donner à l'humanité blanche une apparence de vie, sinon raisonnable, au moins intellectuelle.

Les nègres n'ont rien d'analogue. Ils continuent, même au milieu des Blancs, à vivre une existence végétative, sans rien produire que de l'acide carbonique et de l'urée. Les tortues, les écureuils, les singes, n’ont pas de tamtams, dont le bruit appelle une pluie bienfaisante, ni de gris-gris, devant lesquels il faut se prosterner sous peine de mort, ni de Mamajumbos qui se divertissent aux sacrifices humains. Les tortues, les écureuils et les singes ne consentiraient jamais à se percer les naseaux avec d'énormes pièces de bois, ni à se brûler la carapace ou la fourrure pour pouvoir montrer avec ostentation les cicatrices d'indélébiles tatouages.

Donc les tortues, les écureuils et les singes sont bien au-dessus des nègres, dans la hiérarchie des intelligences. J.-J. Rousseau, un des esprits les plus faux et les plus puissants de tous les temps a émis sur les sauvages – et tous les nègres sont des sauvages - des idées bien singulières. Il a prétendu que l'homme, à l'état de nature était plus sage et plus vertueux que l'homme dégradé par la vie en commun. À mesure que les sociétés se sont développées, elles auraient détérioré la nature humaine, laquelle est primitivement toujours saine, de sorte que toute notre civilisation, d'après Rousseau, n'est que l'épanouissement d'une graduelle corruption, qui se prolonge et s'intensifie.

L'homme était jadis un être bon : la société en a fait un être mauvais. Personne ne m'accusera de nourrir une admiration aveugle pour notre soi-disant civilisation … Tout de même je suis forcé de reconnaître que, si notre état social est informe, l'état sauvage est plus informe encore. Les nègres de l'Afrique, sans atténuer leur barbarie, comme nous essayons de le faire, par de ténébreuses sciences et d'aventureuses esthétiques, sont bien plus absurdes que les plus sottes espèces animales. Ils s'agglomèrent en peuplades minuscules qui se pillent et s'entretuent.

Quelquefois c'est pour se manger (et ce sont les moins ineptes) ; le plus souvent c'est pour se disputer un champ de millet, ou un coin de forêt. À moins que ce ne soit pour des motifs tellement bas, chétifs et bizarres, que nul, même parmi les combattants, ne les connaît.

Qu'un Européen peu scrupuleux leur apporte un tonneau de tafia, et aussitôt, sans perdre une minute, ils se jettent sur ce poison pour s'en gorger jusqu'à tomber ivres morts. Crédules, obscènes, frivoles, paresseux, menteurs, ils déshonorent l'espèce humaine.

Que ne sont-ils semblables aux singes, leurs demi-frères ? Voyez ces agiles animaux dans une forêt ; ils se divertissent en joyeuses gambades, sautant de branche en branche avec une adresse surprenante, criant éperdument pour s'appeler, ou pour se quereller, ou pour indiquer à leurs compagnons quelque danger. Leurs grimaces et leurs contorsions sont inoffensives. Ce sont leurs jeux, jeux naïfs, innocents, qui font un contraste étrange avec les barbares jeux dont les nègres sont coutumiers.

Si Rousseau avait su aller au bout de sa pensée, il aurait dit que l'homme doit revenir, non pas à l'état sauvage, mais à l'état animal. En effet, jamais les animaux ne sont des êtres dégradés. Ils mènent une vie grave et sereine. Ils chassent ou paissent, selon qu'ils sont carnassiers ou herbivores. Le soir venu, le mâle et la femelle rentrent dans leur tanière, sans souci du lendemain, préoccupés seulement de ne pas tomber sous les coups de quelque ennemi. Ceux qui vivent en troupes, comme les bisons et les antilopes, ont un vague état social qui consiste essentiellement à se grouper pour mieux échapper aux fauves et trouver de plus gras pâturages.

Les hommes noirs vivent en troupeaux, eux aussi, mais ils ont à l'état de nature ajouté des coutumes, tantôt cruelles, tantôt ridicules, presque toujours ridicules et cruelles tout ensemble, d'autant moins excusables que leur cerveau est un peu plus compliqué que celui des singes, et qu'il est capable, au moins en apparence, de quelques raisonnements rudimentaires.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Pour des raisons techniques, il m'est impossible de répondre aux commentaires - problème de cookies sous proxy !