dimanche 6 septembre 2015

Le grand rabbin de France appelle à un sursaut civique et humain dans l'accueil des réfugiés

 Haïm Korsia favorable au grand remplacement 
en France (pas en Israël).


Le grand rabbin de France Haïm Korsia appelle à "un sursaut civique et humain" dans l'accueil des réfugiés, dans son discours lors de la cérémonie à la mémoire des martyrs de la déportation à la grande synagogue de la Victoire à Paris.

"La France, terre d'asile et d'accueil, la France, berceau des droits de l'Homme, ne peut fermer les yeux sur ces femmes et ces hommes qui échouent aux portes de nos frontières, avec pour seul espoir, celui de vivre", estime Haïm Korsia, demandant "des gestes forts de notre pays et de l'Union européenne pour que des solutions soient trouvées au plus vite".

"La France, qui rayonne dans le monde entier de par ses valeurs d'humanisme, d'universalité et de partage, ne peut se taire face à l'épreuve de ses frères humains", poursuit-il.

"C'est ce dont nous parlerons prochainement avec les dirigeants des grandes organisations de la communauté juive, afin de retrouver la force si simple et si parfaite du message du cardinal Jules Saliège de Toulouse en 1942 : 'Les Juifs sont des hommes, les juives sont des femmes'", ajoute-t-il.

Pour le grand rabbin de France, "ce message s'applique à tous. Nous devons être les Saliège et les Théas, les Trocmé et les Boegner de notre temps et dire, en mémoire de nos disparus et en fidélité avec nos valeurs : 'Les migrants sont nos frères en humanité'".

L'évèque Pierre-Marie Théas, et les pasteurs André Trocmé et Marc Boegner ont été désigné "Justes parmi les nations" pour leur engagement actif aux côtés des Juifs pendant la Seconde guerre Mondiale.

Dans son discours marquant les 70 ans de la Libération des camps de concentration, le grand rabbin a également salué la mobilisation du 11 janvier dernier, où "la société, trop longtemps muette et passive, est sortie de son silence apeuré ou complice, (...) s'est massivement levée pour affirmer sa détermination à vivre en fraternité".

"Aujourd'hui, il nous faut agir ! Agir pour lutter, dans un front uni, contre le terrorisme et tous ceux qui instrumentalisent et dévoient la religion pour tuer au nom de Dieu, d'où qu'ils viennent et quels qu'ils soient", insiste-t-il. "Agir, pour ne laisser personne au bord du chemin de la vie".


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