dimanche 4 octobre 2015

George Soros réclame une réforme du droit d’asile en Europe


Le philanthrope et Juif (deux mots antinomiques), George Soros, réclame une réforme du droit d'asile en Europe. Le milliardaire propose quelques solutions pour faciliter la submersion de l'Europe.

EXTRAITS :

Premièrement, et au cours d’un avenir proche, il appartiendra à l’UE d’accepter au moins un million de demandeurs d’asile chaque année. Pour ce faire, il lui faudra répartir la charge de manière équitable – principe enfin approuvé par une majorité qualifiée lors du sommet de mercredi dernier.

Un financement adéquat se révélera crucial. Il s’agirait pour l’UE d’apporter 15 000 € par demandeur d’asile au cours de chacune des deux premières années, afin de contribuer à couvrir le logement, la santé et les coûts d’éducation de ces populations – et d’inciter plus activement les États membres à accepter les réfugiés. L’UE pourrait lever ces fonds en émettant des obligations à long terme via sa capacité d’emprunt AAA largement inexploitée, ce qui aura pour bénéfice ajouté de susciter une stimulation budgétaire fort nécessaire à l’économie européenne.

L’UE doit conduire l’effort mondial d’apport d’un financement adéquat au Liban, à la Jordanie et à la Turquie, afin de venir en aide aux quatre millions de réfugiés vivant actuellement dans ces pays.

Jusqu’à présent, seule une part minime des financements nécessaires aux soins les plus basiques a été levée. Si l’on y intègre l’éducation, la formation et d’autres besoins essentiels, les coûts annuels s’élèvent à au moins 5 000 € par réfugié, soit au total à 20 milliards €. L’aide actuelle de l’UE à la Turquie, doublée la semaine dernière, ne s’élève encore aujourd’hui qu’à 1 milliard €.

Il est nécessaire d’établir des voies sécurisées pour les demandeurs d’asile, en commençant par leur permettre de passer de Grèce et d’Italie vers leur pays de destination. Il s’agit là d’une urgence extrême si l’UE entend mettre un terme à la panique. L’étape suivante logique consisterait à étendre ces voies sûres jusqu’aux régions frontalières, en réduisant ainsi le nombre de migrants entreprenant une traversée périlleuse de la Méditerranée. Si les demandeurs d’asile peuvent avoir une chance raisonnable d’atteindre enfin l’Europe, il est alors peu probable qu’ils restent là où ils se situent.

source : https://www.project-syndicate.org/commentary/rebuilding-refugee-asylum-system-by-george-soros-2015-09/french

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