vendredi 18 décembre 2015

Le Figaro-Madame-Dassault (Bloch) contre la Race Blanche


On les appelle les « GINK » ou « Green Inclination, No Kids ». Elles sont convaincues que la surpopulation de la planète a un effet considérable sur le réchauffement climatique. À l'heure où la COP 21 peine à dégager un accord, elles sont prêtes à renoncer à la maternité pour sauver l’environnement.

« Si tu aimes tes enfants, ne les mets pas au monde, c’est une poubelle. » Le slogan des Ginks (Green inclination, No Kids) est plutôt explicite. Convaincues que donner naissance à des enfants ne fera qu’aggraver le réchauffement climatique, ces féministes et ferventes défenseuses de l’environnement ne sont pas nombreuses mais se font chaque jour entendre davantage.

Lisa Hymas, éditorialiste américaine et co-fondatrice du blog grist.com, axé sur la problématique écologique depuis 1999, est l’instigatrice de ce mouvement. Interrogée par Tv5monde, elle assure que « la maternité devrait être plus réfléchie. Il s’agit d’un choix qui va au-delà d’un besoin personnel égoïste, mais qui doit aussi prendre en compte l’intérêt de tous. »

Sur Facebook, la communauté Gink a sa propre page ouverte au public et de nombreux sites Internet sont désormais dédiés aux « Not-Moms », celles qui ne sont pas mères et qui le revendiquent. Articles, commentaires de l’actualité, prises de position, les Ginks ont des opinions assez tranchées et se disent prêtes à la stérilisation définitive ou à encourager leur comparses masculins à la vasectomie pour sauver la planète. 

Le discours radical de ces militantes ne dit peut-être pas tous les méandres de leur rapport avec la maternité. Mais à écouter celles qui s'affichent, un bébé serait presque dangereux pour la planète. Lisa Hymas propose même à ces individus convaincus de ne pas procréer de rejoindre s’ils le désirent le Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité (VHEMT) - un mouvement - ou secte ? - qui préconise d’arrêter toute reproduction humaine dans le but que Gaïa (Mère Nature) reprenne à terme ses droits... « Même s’il s’agit d’un renoncement énorme, on ne peut nier que la surpopulation contribue au changement climatique estime Stefanie Iris Weiss, dans un reportage de Tv5. L'auteure de Éco-sexe : Devenez écolos sous les draps et optez pour une vie amoureuse durable assure : « Avoir un enfant augmenterait mes émissions de gaz à effet de serre. J’adore les enfants, mais je préfère faire ce sacrifice. » 

C'est à la femelle africaine de renoncer à la maternité 
pour sauver notre planète !

Selon les prévisions de l’ONU et de la Banque Mondiale, l’Afrique devrait à elle seule voir sa population doubler dans les 30 prochaines années. L’Asie, forte de ses 4,4 milliards d’habitants actuellement, devrait encore gagner un milliard d'habitants d’ici 2050. Selon Alain Destexhe, sénateur belge et ex-Secrétaire Général de Médecins sans Frontières interviewé par Le Figaro, la situation est plus que préoccupante. « Au niveau mondial, sur une courte période historique de 250 ans, nous aurons assisté à une multiplication par dix de la population », explique-t-il. Une problématique centrale pour l’économie, l’immigration et les ressources naturelles du monde, qui étonnamment n’a pas figuré au programme de la COP21.


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