dimanche 20 décembre 2015

Poutine, ami des juifs


Le service de communication de Poutine est indéniablement très efficace dans ses messages à l’égard de l’Occident, et plus particulièrement en direction des forces s’opposant à la situation politique qui y règne actuellement.

Face aux personnages pitoyables, sans charisme et mesquins que sont les politiciens occidentaux ; Poutine contraste. On a le droit à Poutine torse-nu, Poutine à cheval, Poutine dans un char, Poutine dans un avion, Poutine dans un sous-marin, etc… Il est clair et ferme, et semble défendre les intérêts de son pays. Bref, il fait envie.

Mais Poutine n’est pas l’ami de la race blanche, ni donc des peuples la composant.

Il conviendrait ici de pouvoir revenir plus en profondeur sur l’Histoire russe pour comprendre l’entité russe moderne. Je me suis attaquée à cette tâche, elle est vaste, et je ne pourrais vous offrir des articles sur le sujet qu’ultérieurement.

Il conviendrait aussi de revenir en détail sur la situation politique moderne en Russie. On rappelera rapidement que celle-ci vit un double phénomène de migrations, tant externe depuis d’ancien pays de l’URSS essentiellement, qu’interne depuis les parties non-ethniquement russes vers les parties ethniquement russes. L’identité russe n’étant pas fondée sur une identité ethnique claire, mais bien davantage sur l’orthodoxie et la langue russe, le danger racial est immense.

Face à cet état de fait, peu importe le regain apparent de traditionnalisme russe : que nous importe l’interdiction de la propagande homosexuelle si le métissage annihile la race ? Comment la Russie pourra-t-elle y échapper en cultivant l’anti-racisme et le mythe de la Shoah, que des lois répressives sévères viennent encadrer ? En quoi la glorification du régime communiste et la mythification de ses dirigeants sert la race blanche ?

Les béats de Poutine semblent perdre tout sens commun alors que de pareils éléments les révolteraient dans nos pays. L’idée d’une invasion libératrice de l’Europe Occidentale par la Russie est une folie absolue, qui n’est soutenue que par la force des fantasmes.

Ici, nous aborderons un épisode plus anecdotique, rapporté par Poutine lui-même dans un discours devant un parterre juif il y a quelques temps déjà, mais repris par divers sites juifs ces derniers jours (mais dont la première mention en anglais se trouve sur un site anti-juif l’an dernier, que j’ai retrouvée parce qu’un site juif avait littéralement copié tout le texte : lire des passages en faveur des nationalistes européens sur un site juif, une première !)

Coolamnews :

La photo qui figure à la une montre Poutine racontant son histoire. Beaucoup de personnes d’entre vous [sic] n’auront jamais vu, entendu, ou lu l’histoire suivante. Une fois que vous la connaîtrez, vous ne plus verrez jamais Poutine de la même façon.

Voilà une petite histoire, qui a eu lieu à Saint-Pétersbourg il y a environ 50 ans. Un jeune garçon non-juif grandissait dans une famille très pauvre. A cette époque, la plupart des gens vivaient dans des appartements que plusieurs familles partageaient, il y avait des chambres pour les familles et une cuisine et un salon communs pour tous.

Ses parents n’étaient presque jamais à la maison. Il avait la chance que la famille voisine dans l’appartement commun l’invite souvent, afin de ne pas le laisser seul. Le père était professeur et l’aidait à faire ses devoirs, il le gardait par amitié pour ce jeune garçon. La famille, qui était juive, l’invitait aussi pour les repas du vendredi soir, le Shabbat. Il se souvient de la façon dont ils avaient l’habitude de prendre un vieux livre et de lire après le repas.

A cette époque, le garçon racontait à ses parents : « Ces gens sont impressionnants. Ils ne se battent jamais entre eux. Il y a beaucoup de respect entre le mari et la femme, une belle famille émouvante. »

Beaucoup, beaucoup plus tard, le même garçon a grandi et est devenu Premier maire adjoint de Saint-Pétersbourg. Il était question de l’ouverture d’une école juive à Saint-Pétersbourg, il y a environ 19 ans. Le maire adjoint a appris que le gouvernement de la ville ne donnait pas la permission d’ouvrir l’école, pour des raisons qu’il ignorait.

Il s’est adressé au vice-ministre de l’éducation et lui a demandé « comment se fait-il que vous ne voulez pas donner l’autorisation d’ouvrir l’école juive ? » Il a répondu, « parce que je suis juif et tout le monde dira que c’est parce que je suis juif que j’ai permis l’ouverture de l’école. Je pensais que ce serait mieux de garder le statu quo. Il n’y a pas école juive et nous allons laisser la situation telle qu’elle est, ce sera mieux pour tout le monde. »

Le garçon, adjoint au maire de Saint-Pétersbourg, a pris les papiers et a signé les documents lui-même. Bien qu’il n’ait pas été autorisé à signer parce qu’il n’avait aucune prérogative du ministère de l’Education, il a néanmoins signé les papiers. C’était la première école juive a ouvrir ses portes à Saint-Pétersbourg. Ce garçon était Vladimir Vladimirovitch Poutine.

Cinquante ans plus tard, ce jeune garçon aidé par une famille juive, a marqué de son empreinte la vie juive en Russie, et il n’y a aucun doute que sa renaissance et sa réussite sont dues à la présidence de la Russie de M. Poutine. Aucun autre président dans le monde n’a fait face avec tant de force et de manière si radicale à l’antisémitisme.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Pour des raisons techniques, il m'est impossible de répondre aux commentaires - problème de cookies sous proxy !