vendredi 1 janvier 2016

Double meurtre à Rouen : le suspect condamné pour viol devait être expulsé à sa sortie de prison, en 2019 !


Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, Julien Tesquet, 31 ans, et Elise Fauvel, 24 ans, sont morts étranglés à Rouen. La jeune femme, originaire de Dieppe, a également été violée. Moins de dix jours après ce double meurtre, la Police judiciaire a placé un suspect en garde à vue ce mardi matin. L’homme, un Rwandais de 34 ans, est sorti du centre pénitentiaire du Havre il y a trois semaines. En 2011, il avait été condamné à huit années de prison pour viol par la Cour d’assises de la Seine-Maritime. Son ADN correspond à celui retrouvé sur la scène de crime.

Lors des premières constatations effectuées dans l’appartement d’Elise Fauvel, situé à deux pas de la place du Vieux marché à Rouen, les enquêteurs du Service régional de police judiciaire (SRPJ) avaient acquis la certitude que la jeune femme de 24 ans et son ami Julien Tesquet, 31 ans, avaient été victimes d’un double meurtre. Recouverts d’un drap, les corps en partie dénudés étaient allongés côte à côte sur le sol et présentaient de nombreuses ecchymoses. Les autopsies pratiquées la semaine dernière ont révélé que les deux amis, qui se connaissaient pour avoir partagé de nombreuses soirées ensemble, sont morts par strangulation. La jeune femme, originaire de Dieppe, a également été violée selon le médecin-légiste.

Moins de dix jours après la macabre découverte, la Police judiciaire « tient » un suspect. Jean-Claude Nsengumukiza, un Rwandais de 34 ans né en Ouganda, a été placé en garde à vue ce mardi matin dans les locaux du commissariat central. L’homme est déjà connu de la police et de la justice. En 2011, il a été condamné par la Cour d’assises de la Seine-Maritime pour le viol d’une Rouennaise. Dans la nuit du 4 août 2009, il avait escaladé un mur pour pénétrer dans l’appartement de la quadragénaire et l’avait surprise nue regardant la télévision seule. Le violeur était ressorti quatre heures plus tard. Condamné à huit années d’emprisonnement, Jean-Claude Nsengumukiza a purgé sa peine au centre de détention du Havre, situé à Saint-Aubin-Routot. Il est sorti de prison il y a trois semaines, au mois de novembre.

Depuis ce mardi, le Rwandais est donc placé en garde à vue et auditionné par les policiers de la division criminelle. Il a été extrait de sa cellule de la maison d’arrêt de Rouen dans la matinée. Les enquêteurs veulent comprendre les raisons qui auraient pu conduire cet homme à tuer ces deux jeunes sans histoire, très appréciés par leur famille et leurs proches. Ils veulent aussi connaître le déroulé exact des faits. La vidéosurveillance révèle qu’un homme noir se serait approché de Julien Tesquet et Elise Fauvel, à hauteur de la rue Saint-Etienne des Tonneliers, lorsqu’ils sont sortis de l’XXL. Le jeune infirmier, ivre, ne tenait plus debout. « Il a alors joué le bon samaritain, en quelque sorte, en les raccompagnant jusqu’à la place de la Pucelle distante d’un petit kilomètre », affirme une source judiciaire. Tous les trois seraient entrés dans l’immeuble de la jeune femme peu avant 4 h 30. Le suspect serait ressorti seul 12 heures plus tard, le lendemain après-midi. « Au-delà de l’issue fatale connue, nous devons savoir ce qui s’est réellement passé pendant ces longues heures ».

 L'indépendantiste guyanaise protège ceux de son espèce.

En 2011, en plus des huit années de prison, le jury populaire avait prononcé une interdiction définitive du territoire français. A sa sortie de prison il y a trois semaines, Jean-Claude Nsengumukiza aurait dû être expulsé. Malheureusement pour les jeunes victimes, cette décision de justice n’a pas été suivie d’effet. 

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