dimanche 13 mars 2016

Le Projet Coast


Le Projet Coast était un programme d'armes bactériologiques et chimiques secret-défense du gouvernement d'Afrique du Sud durant l'apartheid. Ce programme actif de 1981 à 1993 visait à contrôler la démographie de la population noire d'Afrique du Sud en créant des armes bactériologiques ne s'attaquant qu'aux populations d'origine africaine.

L'État sud-africain craignait à cette époque le « red-black danger » (guérillas noirs marxistes). En 1977, le docteur J.P. de Villiers, chef de l'unité de « défense chimique » du Council for Scientific and Industrial Research, publia un article qui affirmait que selon les textes du protocole de Genève concernant la prohibition d'emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologique, l'utilisation de telles armes par un gouvernement à l'intérieur de son pays n'était pas interdite. En 1981, Wouter Basson, médecin personnel du président Pieter Botha, fut nommé, avec le grade de lieutenant-colonel, chef du « Projet Coast » chargé de développer des armes bactériologiques et chimiques et que l'état-major de l'armée sud-africaine présenta comme un « programme défensif » lancé secrètement par le général Constand Viljoen, alors chef des forces de défense d'Afrique du Sud (South African Defence Force) puis plus tard fondateur du Front de la liberté.

Dans le documentaire Marchands d’anthrax : vers une guerre bactériologique ?, Wouter Basson affirme à Roberto Coen que « la Bombe noire, visant à infecter uniquement la population noire, a été un projet génial, le plus amusant de sa vie. » (sic).

En 1983, une bactérie capable de tuer seulement les noirs aurait été déclarée opérationnelle : le poison ne serait pas basé sur la couleur de peau mais sur la différence de polymorphisme et fonctionnerait donc sur un albinos d'origine africaine mais pas sur un indien à peau noire. Une arme capable de stériliser seulement les femmes d'origine africaine aurait aussi été créée durant le Projet Coast, fonctionnant aussi sur la différence polymorphique, l'arme fonctionnait comme un vaccin immunisant le corps contre le sperme. Si le projet a développé de nombreux poisons contaminant des produits destinés à être en contact avec les Noirs, l'existence ou l'opérationnabilité de cette bactérie ou de ce vaccin n'est pas attestée.


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