samedi 9 avril 2016

Ségrégation dans les maternités en Israël


Il est apparu qu’Israël organise une ségrégation raciale dans ses salles de maternité. Comme pour de nombreuses autres mesures de ségrégation, l’État juif a gardé l’information de ces salles séparées secrète jusqu’à maintenant – une incroyable prouesse étant donné que la plupart des juifs dans cet État ont été en contact avec le système hospitalier depuis des décennies.

Selon un article du Times of Israël, les révélations ont commencé avec le rapport d’une émission israëlienne déclarant que les hôpitaux séparent les mères arabes et juives dans les salles de maternité « quand les mères le demandent ».

Puis un membre de la Knesset, Bezalel Smotrich, est intervenu sur twitter en soutien à cette mesure de ségrégation raciale.

« Ma femme n’est vraiment pas raciste, mais après avoir donné naissance elle veut se reposer plutôt que d’avoir une hafla » – une fête importante souvent accompagnée de musique et de danse – « comme ont les arabes après leurs naissances », a-t-il tweeté.

Après que son tweet ait reçu des réponses négatives, Smotrich est allé un cran plus loin, écrivant : « C’est naturel que ma femme ne voudrait pas être allongée près d’une femme qui vient juste de donner naissance à un bébé qui pourrait vouloir tuer son bébé dans 20 ans. »

Il a ajouté ensuite que « les arabes sont mes ennemis, et c’est pourquoi je n’apprécie pas être près d’eux ».

Sa femme, Revital, a déclaré ultérieurement à la chaîne télévisée israëlienne Channel 10 qu’elle avait « expulsé un obstétricien arabe de la salle [d’accouchement]. Je veux que des mains juives touchent mon bébé, et je n’étais pas à l’aise à me trouver dans la même pièce qu’une femme arabe ».

« Je refuse d’avoir une sage-femme arabe, parce que pour moi donner naissance est un moment juif et pur. »

La publicité résultante a forcé le ministère israëlien de la Santé à annuler rapidement sa politique de ségrégation, et à diffuser un communiqué déclarant qu’une telle pratique n’était « pas autorisée »

En dépit de la condamnation officielle, la réalité reste qu’il y a eu – et qu’il y a probablement encore – une telle ségrégation « à la demande ».

Le vrai problème, une fois de plus, n’est pas que les Juifs en Israël veuillent ou non une ségrégation avec les Palestiniens. De leur point de vue, il peut y avoir de bonnes raisons pour cela afin de préserver leur identité et leur culture.

Cependant, c’est lorsque les activistes juifs en Israël et dans d’autres pays commencent à s’agiter contre quiconque ose suggérer que les Européens aussi ont le droit de protéger leur identité qu’intervient le problème.

Car, si des européens osent suggérer qu’ils devraient avoir le droit à des États ethniquement homogènes – de la même manière que les Juifs ont le droit à un État juif – alors ces mêmes juifs sont les premiers à les attaquer, les qualifiant de « nazis » pleins de « haine ».

Une preuve de ce deux poids deux mesures se trouve dans le silence complet de la Ligue Anti-Diffamation (ADL) et de toutes les autres organisations juives [ndt : LICRA, etc.] sur les commentaires publics de Smotrich et de son épouse. Tout politicien européen qui aurait osé dire quelque chose de similaire – préconisant une ségrégation avec les non-blancs – aurait été immédiatement condamné par ces organisations et étrillé par les médias occidentaux sous contrôle juif.

Mais, comme d’habitude, les médias demeurent silencieux sur les déclarations juives et sur les mesures de ségrégation raciales en Israël.

Ils appliquent toujours une règle pour les Juifs, et une autre règle pour les Blancs.


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