dimanche 10 juillet 2016

Le parti socialiste derrière les "Bleus"

     

Une écharpe tricolore autour du cou, le président de la république François Hollande est, depuis le 10 juin, le premier supporter des Bleus. Ses confidences au JDD :

"Les Bleus, c'est l'équipe de France. On n'a plus à parler de leurs origines, de leur couleur de peau. Le progrès, c'est qu'on n'a plus besoin de dire "Black/Blanc/Beur" comme en 1998. La France est mélangée, c'est un fait. Il n'y a pas besoin de faire de leçon, le pays les soutient. Cette équipe est très marquée par les attentats. Le 13 novembre, ils jouent sans savoir qu'à côté il y a des bombes, sans savoir qu'à Paris des terroristes abattent 130 personnes, leurs familles sont touchées.


Les attentats sont identitaires pour eux, ils se sont forgé leur propre conscience. Ils ont la conviction qu'il faut donner de la joie aux Français éprouvés par ces épreuves. Ils veulent donner du bonheur. Deschamps leur a transmis cette volonté de rendre les gens heureux. Ils savent que le moment n'est pas banal. Il y a du monde dans les rues depuis le début de l'Euro, tout se passe très bien.

Les Français avaient besoin de se retrouver. On l'avait vu au moment des attentats. On s'était retrouvé dans les drames, il y avait un réel besoin de se retrouver dans la joie, se retrouver ensemble. Le sport permet ce rassemblement alors que la politique, elle, divise. Le sport permet ce dépassement, géographique - on est tous du même pays -, dépassement des origines, des parcours. Cela permet d'échapper à toutes nos préoccupations. L'Euro emporte tout, c'est le rassemblement. La vie reprendra son cours après. Je soutiens l'équipe de France, je viens à tous leurs matches, mais je ne veux pas utiliser le sport pour la politique. Ce n'est bon ni pour le sport, ni pour la politique."

François Hollande, JDD 10/07/16.

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