samedi 3 septembre 2016

L’effondrement inéluctable d’une Algérie au bord du chaos


BREIZATAO – ETREBROADEL (30/08/2016) Bernard Lugan est interrogé par Pierre Saint-Servant dans Présent. Extrait :

BL : L’Algérie est dans une situation sociale et économique très difficile, aggravée par les incertitudes entourant la question de la succession du président Bouteflika. Troisième producteur africain de pétrole, le pays est actuellement lourdement affecté par la baisse des cours du baril, ce qui plombe une économie de rente fondée sur le tout pétrole-gaz et assurant 96 % des recettes.
Sid-Ahmed Ghozali, ancien ministre et président-directeur-général de la Sonatrach de 1966 à 1979 a déclaré à ce sujet : « Je crains un effondrement. Il est inéluctable. Après 53 ans d’indépendance, notre société vit par la grâce d’une richesse épuisable et unique, de surcroît non créée par nous ; l’Algérie est l’un des rares pays, sinon le seul, à se retrouver dans cette si grande et si dangereuse précarité : 99 % de nos importations, y compris le blé de notre pain quotidien, sont payées par les revenus des hydrocarbures ! Qui est responsable de cet état de choses ? Un pouvoir vautré dans l’économie de la rente. »

Présent : Il y a donc une « cocotte-minute » prête à exploser, à quelques heures de nos côtes ?

BL : La situation est en effet lourde de menaces car l’Algérie consacre le quart de ses recettes en hydrocarbures – ses seules recettes –, à l’importation de produits alimentaires de base. Les seules importations de céréales se montent, bon an mal an à trois milliards de dollars. A cette somme il convient d’ajouter le reste des produits alimentaires, soit plus de dix milliards de dollars. Quant aux subventions que l’Etat accorde aux denrées alimentaires importées et aux produits énergétiques, elles représentent 30 % du PIB national. Si la bombe sociale algérienne n’a pas encore explosé, c’est uniquement parce que l’Etat subventionne pour 60 milliards de dollars par an la consommation des « classes défavorisées ». A cette somme colossale, l’on doit ajouter 20 % du PIB consacré au soutien à l’habitat, aux familles, aux retraites et à la santé.

Dans ce contexte lourd d’orages, la clique satrapique qui saigne le pays depuis des décennies a intérêt à ce que la succession présidentielle se fasse dans l’ordre. En cas de chaos, elle sait qu’elle sera la première victime d’une éventuelle déstabilisation politique et que la rue lui réclamera des comptes. C’est pourquoi le noyau de profiteurs gravitant dans l’entourage du président Bouteflika a entrepris d’épurer l’armée et les forces de sécurité de tous ceux qui ne lui ont pas fait allégeance. Son but est de mettre au pouvoir l’un des siens, en s’alliant au besoin aux islamistes qui attendent leur heure.

source : http://breizatao.com/2016/08/30/leffondrement-ineluctable-dune-algerie-au-bord-du-chaos/

Quand l'immigration commencera réellement (pour l'instant nous avons reçu qu'un avant-goût de ce qui nous attend) serons-nous prêts pour la guerre raciale (la vraie) ? 
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