vendredi 13 janvier 2017

La santé par le jeûne


Les Créateurs croient que le jeûne est le meilleur moyen de purifier son corps de ses toxines afin de recouvrer naturellement la santé.

E-SANTÉ - Socrate recommandait le jeûne il y a 2 500 ans comme repos physiologique. Il est vrai que le jeûne apporte une détoxination du corps en profondeur, un regain de vitalité, un mieux être physique et psychique. À pratiquer mais sous surveillance.

Le jeûne, une tendance naturelle innée ?

«Le jeûne, l'abstinence de toute ingestion d'aliment solide et liquide, à l'exception de l'eau, pendant une période plus ou moins longue dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l'organisme, est un processus aussi naturel que le sommeil, l'accouchement, l'allaitement ou la mort», explique le Dr Françoise Wilhelmi de Toledo. Les animaux jeûnent, le manchot empereur est le champion du jeûne, leur métabolisme se modifie automatiquement en fonction des saisons et de la disponibilité des aliments.»

Le jeûne, mais lequel ?

Notre corps stocke les calories en trop qu'il n'arrive pas à brûler. À cause de cet encrassement, il lui devient impossible de régénérer ses cellules de façon efficace, et d'éliminer les toxines emmagasinées issues de la pollution, des additifs alimentaires, du stress… Tout cela pèse sur nous, nous rend plus facilement malade, fatigué, en manque de vitalité. D'où la nécessité d'un grand nettoyage de détoxination. Il importe de faire une distinction entre le jeûne complet et les cures. Au cours d'un jeûne véritable, seule l'eau est permise avec un repos complet. Le jeûne partiel, lui, est basé sur diverses diètes restreintes comprenant des jus de fruits, des tisanes, des légumes. Parfois, il est associé à une marche, à de l'exercice physique. «En Allemagne, les jeûnes thérapeutiques sont pratiqués dans des centres, sous contrôle médical, précise le Dr Wilhelmi de Toledo. Certains des patients viennent pour raisons médicales (maladies attachées au métabolisme : hypertension, cholestérol, obésité ou diabète), d'autres pour une simple remise en forme.»

Le mécanisme du jeûne

«En cas de jeûne, les cellules graisseuses relâchent les calories stockées directement dans le sang qui les répartira aux cellules de l'organisme, le nourrissant cette fois-ci de l'intérieur, écrit le Dr Wilhelmi de Toledo. On ne reste pas une semaine sans manger ! On se nourrit différemment, sur nos réserves, notamment de graisses. Et ces réserves sont importantes. Quelqu'un de constitution “normale”, ni trop gros ni trop maigre, a en moyenne des réserves de graisses pour quarante jours !» Mais, le système nerveux central, avec le cerveau, les globules rouges et la moelle osseuse, a besoin de protéines et de glucose pour fonctionner. Or, l'organisme créé du glucose à partir des protéines et de certains de leurs constituants. Ainsi, pendant les premiers jours de jeûne, des structures protéiques mobilisables sont transformées en glucose et plus le jeûne avance, plus le cerveau s'habitue à utiliser les graisses sous forme de corps cétoniques. Pendant le jeûne, si le renouvellement cellulaire se poursuit, au niveau des muqueuses intestinales, tout se passe au ralenti car le tube digestif est mis au repos. Le jeûneur doit s'habiller plus chaudement, l'activité digestive ne produisant plus de chaleur.

Les effets du jeûne

En mobilisant les réserves de graisses, le jeûne opère un véritable nettoyage du corps. Le sang est comme «écrémé», le foie aussi. Dès l'arrêt de l'apport alimentaire, le taux de sucre s'abaisse et se stabilise à la limite inférieure de la norme. L'insuline est au chômage et son taux va également baisser. Des recherches destinées à déterminer l'efficacité et l'innocuité du jeûne complet, seul ou en combinaison avec un autre traitement, ont fait état de résultats positifs dans le traitement de diverses affections.La perte de poids : pendant un jeûne, la perte de graisse est continue et visible. On peut perdre de 200 à 500 g par jour en moyenne. Le poids peut être réduit considérablement par un jeûne de deux à quatre semaines. Il sera stabilisé à condition d'adopter de saines habitudes alimentaires et faire de l'exercice physique ou par des jeûnes répétés annuellement.Maladies du coeur : le jeûne Buchinger est connu pour abaisser tous les facteurs de risques pour les maladies du coeur et des vaisseaux : obésité abdominale, hypertension, hyperlipidémie, diabète de type II, stress, sédentarité, tabagisme. L'arthrite rhumatoïde : des améliorations à long terme furent observées chez les sujets des groupes de jeûneurs (diminution de la douleur, augmentation de la capacité fonctionnelle) comparativement aux groupes contrôles.

Des effets indésirables

La sensation de faim disparaît en général au début du troisième jour, lorsque le corps s'habitue à se nourrir de ses réserves et n'attend plus d'alimentation extérieure. Restent quelques autres effets désagréables. Frilosité, fatigue, hypotension, maux de tête, douleurs lombaires, brûlures d'estomac, palpitations cardiaques, peuvent être du voyage. Dites-vous que le corps se nettoie, élimine. Mais lorsque le jeûne est pratiqué sous contrôle médical, ces crises sont rares. Dans tous les cas, un jeûne se prépare physiquement et mentalement. Il est indispensable de réduire son alimentation et en particulier les protéines et de préparer le corps progressivement quelques jours avant en supprimant l'alcool, le tabac. À la fin du jeûne, la reprise alimentaire doit être, de la même façon, progressive. Un impératif, demander conseil à un médecin ou un naturopathe avant de se lancer.


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