dimanche 12 mars 2017

Etats-Unis : premier revers pour le nouveau décret migratoire de Trump


LE PARISIEN - Seule une famille est pour l'instant concernée. Mais ce cas pour devenir un symbole. Un juge américain a autorisé l'arrivée de l'épouse et l'enfant d'un Syrien réfugié aux Etats-Unis, malgré le nouveau décret migratoire.

Le nouveau décret migratoire du président américain Donald Trump a rencontré un premier obstacle judiciaire majeur, un juge fédéral empêchant d'interdire l'arrivée de l'épouse et l'enfant d'un Syrien déjà réfugié aux Etats-Unis. La décision du magistrat William Conley, qui siège à Madison dans l'Etat du Wisconsin, ne s'applique qu'à cette famille menacée par la guerre en Syrie, mais elle développe une forte dimension symbolique.

C'est en effet le premier coup porté par la justice au nouveau décret remanié, pourtant présenté par le gouvernement comme n'offrant plus aucun angle de contestation possible. Le plaignant, un musulman sunnite, a fui la Syrie en 2014 afin d'échapper à une «mort quasi-certaine», selon les documents adressés au tribunal. Ayant trouvé refuge aux Etats-Unis, il a ensuite déposé une demande d'asile pour sa femme et leur fille, restées à Alep.

La procédure s'approchait du feu vert final à leur venue, quand elle a été stoppée par les directives anti-immigration de Donald Trump, qui a placé la Syrie sur une courte liste de pays dont les réfugiés sont désormais interdits d'entrée. L'homme a saisi la justice en conservant son anonymat et a réussi à convaincre le juge Conley de la nécessité de prendre une injonction de suspension temporaire du décret, en attendant un débat ultérieur en profondeur.

Le plaignant «a présenté des arguments sur le fond qui ont des chances d'être validés», a souligné le magistrat dans sa décision. Notamment le fait, a-t-il noté, que sa famille «risque de subir des dommages irrémédiables» si elle devait rester en Syrie.

Attaqué en justice par des Etats démocrates

Le nouveau décret migratoire de Donald Trump est parallèlement attaqué en justice par plusieurs Etats démocrates et diverses grandes organisations de défense des libertés et des réfugiés, ce qui augure d'une grande bataille judiciaire, avec des appels et de multiples recours inévitables. Le texte ferme temporairement les frontières américaines aux réfugiés du monde entier et aux citoyens de six pays majoritairement musulmans.

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Parmi les Etats ayant lancé des recours contre la nouvelle mouture, ou ayant annoncé leur intention de le faire, figurent Hawaï, le Maryland, l'Etat de Washington, le Minnesota, l'Etat de New York ou l'Oregon. Plusieurs audiences cruciales sont prévues le 15 mars, les parties mettant actuellement les bouchées doubles pour peaufiner leurs argumentaires écrits adressés aux tribunaux.

La discrimination religieuse au cœur du décret

L'ACLU, puissante organisation de défense des libertés, a annoncé le dépôt d'un recours fédéral contre le nouveau décret aux côtés du National Immigration Law Center au nom des organisations de défense des droits et d'aide aux réfugiés HIAS et de l'International Refugee Assistance Project, de l'association Middle East Studies, ainsi que de plusieurs particuliers «dont des citoyens américains, affectés par le décret».

Le nouveau décret, comme le précédent, «a été motivé par un sentiment anti-musulman et discrimine explicitement sur la base des origines nationales», avancent ces organisations. «Passer une nouvelle couche de peinture sur l'interdiction d'entrée des musulmans («Muslim ban») ne règle pas le problème fondamental qui est que la Constitution et nos lois interdisent la discrimination religieuse», a déclaré un responsable de l'ACLU, Omar Jadwat.


Il est malheureux que je me fasse l'écho de la presse ennemie, mais une question se pose : peut-on stopper l'immigration musulmane dans un état démocratique ? Personnellement, je pense que c'est impossible.

L'abolition du système démocratique est une étape nécessaire à l'arrêt de l'immigration musulmane, c'est le seul moyen de satisfaire la volonté populaire (En France 61% des sondés sont favorables à une interdiction de l’immigration provenant de pays musulmans).

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