mardi 4 juillet 2017

Sylvie Goulard et l’Institut (((Berggruen)))


BLANCHEUROPE - Éphémère ministre des Armées, Sylvie Goulard, qui affirmait ne pas se sentir française, a été, comme on sait, débarquée du gouvernement au bout d’un mois, officiellement en raison du scandale des attachés parlementaires du MoDem. Néanmoins, très vite des informations ont filtré dans la presse, comme quoi le motif réel de cette éviction était à rechercher dans les liens qu’entretenait la dame Goulard avec un groupe de réflexions américain, l’Institut (((Berggruen))). S. Goulard aurait, en effet, été rémunéré pour des revenus supérieurs à 10.000 euros par mois en tant que « conseiller spécial » auprès de cette fondation entre 2013 et 2016.

Cette affaire est l’occasion de regarder d’un peu plus près ce qu’est cette Fondation (((Berggruen))), bien moins connue que celle du milliardaire « philanthrope » (la bonne blague !) (((G. Soros))).

D’abord quelques mots sur la famille (((Heinz-Berggruen))). Le fondateur de la dynastie, Heinz, a été un des plus grands marchands d’art du XXème siècle. Issu d’une famille de la bourgeoisie juive de Berlin, il a passé sa vie entre la France, l’Allemagne, la Suisse et les Etats-Unis, possédant toujours trois ou quatre passeports. Grand promoteur de l’art dégénéré, il possédait à titre personnel une splendide collection de peintures impressionnistes et d’art ancien. Les urinoirs et les déjections en tout genre, c’est bon pour les sales goys. Lui, de son coté, préférait les Dürer, les Manet ou les Matisse (ce qui prouve qu’il avait au moins bon goût). Avant de mourir, il a fait don à la ville de Berlin d’une partie de sa collection. Il a créé aussi à Bâle une galerie où ont lieu de très belles expositions temporaires (actuellement, une consacrée à Cézanne).

Son fils Nicolas, né à Paris en 1961, s’est installé aux Etats-Unis et a fait fortune dans l’immobilier et les opérations boursières. Il serait à la tête selon la revue Forbes d’une fortune de plus de 2 milliards de dollars. Depuis les années 2000, il s’est lancé come Soros dans une carrière de « philanthrope ». Il prétend consacrer la moitié de ses revenus à de «bonnes œuvres».

Après plusieurs tentatives avortées, il a finalement créé en 2011 en Californie le Conseil du XXIème siècle. Cette institution se présente comme un forum « pour le dialogue et l’action sur la gouvernance mondiale ». Le comité directeur de ce conseil réunit, comme c’est l’usage dans ce genre de machin, toute une brochette de politicards à la retraite (en particulier Gonzalez, Schröder et Blair) et de prix Nobel d’économie, comme (((Stiglitz))). Cette institution organise tous les ans des conférences au cours desquelles les participants, grassement payés, enfoncent avec élégance des portes ouvertes sur le chômage des jeunes (sujet de la conférence de 2015) ou la lutte contre la corruption (sujet de la conférence 2016). Derrière ces sujets anodins – officiellement, tout le monde est contre le chômage des jeunes et personne n’est pour la corruption – se cache une de ces officines chargées de diffuser l’idéologie cosmopolite.

(((Nicolas Berggruen))) ne tait nullement que son objectif est d’arriver à une « gouvernance mondiale », ce qui traduit en bon français veut dire un monde dominé par la juiverie.

Il est intéressant de regarder les projets que finance la fondation Berggruen. On y retrouve, bien sûr, tout le galimatias habituel sur la lutte contre les discriminations ou sur les questions de genre mais aussi beaucoup de travaux sur le bouddhisme et le confucianisme, ce qui est plus surprenant. L’un des grands objectifs de Berggruen est, en effet, d’arriver à une convergence entre le monde occidental et le monde oriental, prélude nécessaire pour arriver à l’établissement de cette gouvernance mondiale.

Manifestement, cette fondation dispose de beaucoup d’argent pour diffuser son idéologie mortifère. Il serait intéressant de savoir sur quoi portait les « conseils » dispensés par S. Goulard. Pour l’instant cette question reste sans réponse. À suivre.


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