vendredi 6 avril 2018

Immigration : le regroupement familial élargi


LE FIGARO - La loi asile et immigration de Gérard Collomb compte élargir le regroupement familial pour les mineurs isolés ayant été acceptés au titre du droit d’asile. Dans son article 3, le texte prévoit que les mineurs réfugiés, qui jusqu’ici pouvaient faire venir leurs parents, pourront désormais aussi faire venir leurs frères et sœurs, afin que «la réunification familiale ne se fasse pas au détriment de l’unité familiale». Une disposition qui concerne également les fillettes menacées d’excision dans leur pays : leurs parents pourront bénéficier d’un titre de séjour au nom du droit d’asile.

Pour les tenants d’une législation dure en matière d’immigration [!?], ces deux dispositions sont non seulement la preuve de l’ambiguïté du gouvernement mais aussi une provocation insoutenable. Dès la publication du texte, des parlementaires [...] ont estimé que de telles dispositions créeraient un appel d’air sans précédent et entraîneraient « l’ouverture des vannes de l’immigration à travers un regroupement familial élargi ». Beaucoup redoutent à droite que les mineurs deviennent une clé migratoire. C’est-à-dire un levier pour forcer la porte de la France et un élément stratégique pour l’industrie des passeurs. [En matière d'immigration la droite a toujours été pire que la gauche. Le regroupement familial (1976) c'est la droite, comme l'abolition de la "double peine" qui nous oblige à garder les fichés S déjà condamnés.]

Il faut dire que, depuis de longs mois, la polémique fait rage en ce qui concerne la problématique plus générale des mineurs isolés sur le sol français, qu’ils aient le statut de réfugié ou non. [Des mineurs parfois âgés de 45 ans !] En 2017, 14 000 ont franchi les frontières de l’Hexagone et ils sont aujourd’hui 25 000 à bénéficier de l’aide sociale à l’enfance (ASE), parfois au détriment des mineurs nationaux. Notamment en termes d’hébergement, dans de nombreux départements. Certains parquets sont débordés par l’afflux, tant pour leur identification que pour l’organisation de leur prise en charge. Très souvent fugueurs, certains mineurs étrangers peuvent être identifiés plusieurs fois avant que l’on se rende compte qu’il s’agit de la même personne. Enfin, à mi-voix, un certain nombre de procureurs avouent avoir des problématiques de délinquance aiguë causée par ces populations.

Pierre Henri est grassement subventionné par la république dite française.

Les partisans de l'élargissement du regroupement familial, comme Pierre Henri, qui dirige l’association France Terre d’asile, font remarquer que cette mesure ne concerne pas les foules, car rares sont les mineurs qui demandent l’asile. Dans ces conditions, pourquoi hurler contre cette disposition ? « Les familles essaient de protéger les plus jeunes en leur faisant quitter le pays. Si l’on reconnaît le danger pour un mineur, comment ne pas le faire pour sa famille et pourquoi contester une mesure d’humanité ? », s’insurge Pierre Henri.


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