vendredi 13 avril 2018

Syrie : Trump temporise, Moscou tente de désamorcer la crise

Cédera-t-il à la pression ?

FRANCE 24 - À l'issue d'une réunion avec son équipe de sécurité nationale, Donald Trump a suspendu sa décision sur de possibles frappes aériennes en Syrie, après l'attaque chimique présumée à Douma. Il poursuit les discussions avec ses alliés.

Revenu de ses tweets belliqueux, Donald Trump calme un peu le jeu sur le dossier syrien. À l'issue une réunion le 12 avril avec son équipe de sécurité nationale sur le dossier syrien, le président américain a laissé sa décision en suspens quant à de possibles frappes aériennes après l'attaque chimique présumée dans l'enclave rebelle de Douma.

"Aucune décision finale n'a été prise", a affirmé Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain.Un an après la première opération militaire américaine contre le régime syrien, en réponse déjà, à une attaque chimique présumée, les Occidentaux menacent de frapper le régime de Damas, qui dément toute responsabilité.

Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu jeudi à Londres sur le dossier syrien et chaque ministre s’est exprimé sur une participation – ou non – aux frappes en Syrie. "C’est un feu vert pour des représailles occidentales contre la Syrie [En 1939, c'est l'Angleterre qui avait déjà déclenché la Seconde Guerre mondiale pour le compte des juifs].

     
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 Moscou veut éviter "l’escalade"

La perspective d'une action militaire des États-Unis, soutenue par la France et probablement le Royaume-Uni, s'inscrit dans un contexte de vives tensions avec la Russie. Moscou, l'un des plus fidèles soutiens du régime de Bachar al-Assad, a appelé les Occidentaux à "réfléchir sérieusement" aux conséquences de leurs actes, tout en assurant ne pas vouloir "d'escalade".

"Personne n'a donné le droit aux dirigeants occidentaux de s'attribuer le rôle de gendarmes du monde, à la fois d'enquêteur, de procureur, de juge et de bourreau", a lancé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Le Kremlin a assuré que la ligne spéciale entre militaires russes et américains au sujet de leurs opérations en Syrie, destinée à éviter les incidents, était encore "dans un état actif et utilisée des deux côtés". "Toute action ne contribuera qu'à déstabiliser davantage la région", a averti de son côté le président syrien Bachar al-Assad.


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